Trouver un emploi après vos études – Notre enquête sur les pays pour étudier à l’étranger, ainsi qu’en France.

Vous vous demandez quels sont les meilleurs pays pour trouver un emploi lorsqu’on est y fraîchement diplômé? Et est-ce qu’il est facile pour quelqu’un qui a étudié à l’étranger de trouver un travail dans ce même pays? Nous enquêtons.

Un rapport de l’agence QS, experte des données de l’enseignement supérieur, a révélé qu’un des facteurs le plus important que les étudiants prennent en considération lorsqu’ils choisissent une université est leur chance d’obtenir un emploi une fois leur cursus terminé. Le nombre d’étudiants qui choisissent d’étudier à l’étranger est croissant d’année en année et beaucoup d’entre eux pensent également à travailler dans le même pays une fois leur diplôme en poche.

Dans le classement de Times Higher Education sur l’employabilité en 2015 mesure les perspectives pour les diplômés pour chaque grande université du monde. Les 50 premières places étaient dominées par des universités d’une minorité de pays. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont remporté la plupart des premières places. La France, l’Allemagne, l’Australie, la Chine et le Canada étaient les seuls pays à avoir une présence significative dans ce tableau.

On note toutefois que pour les étudiants internationaux, les universités qui entretiennent de bonnes relations avec les entreprises et ont de solides réputations auprès des employeurs locaux ne sont qu’une partie de l’équation. Il existe également de nombreuses autres considérations, telles que les restrictions de visa ou la recherche d’un logement. Il en est de même pour les étudiants qui étudient dans leur pays d’origine, trouver un emploi après les études universitaires n’est pas une mince affaire. Des questions importantes se posent, telles que la comparaison entre le coût de la vie et le salaire moyen dans l’industrie d’études, ainsi que la prise en compte de l’état du marché de l’emploi des diplômés.

Étudier au Royaume-Uni, puis y travailler
Coût de la vie
Le Royaume-Uni peut être un lieu de vie très coûteux, surtout à Londres, où les loyers sont extrêmement élevés. Les diplômés de la capitale Britannique doivent envisager à vivre dans une colocation avec d’autres jeunes professionnels.

La vue de l’étudiant
Andrew Orton, qui a étudié l’histoire à l’Université de Durham, affirme que même avec un diplôme avec mention, il n’était pas facile de trouver du travail. «Mon expérience était que pour les emplois que je voulais vraiment, je peinais à obtenir des entretiens. Les autres candidats, ayant beaucoup de diplômes dans des domaines tels que le marketing ou les technologies de l’information, il m’a fallu environ sept mois pour trouver un emploi. J’aurais probablement pu travailler plus rapidement si j’avais été plus flexible dans mon parcours professionnel. »

Visas
Pour les étudiants qui ne viennent pas de pays Européens, certaines règles s’appliquent pour ceux qui souhaitent travailler au Royaume-Uni après l’université. Vous pourrez avoir besoin d’un employeur pour vous parrainer et recevoir un salaire de plus de 20 800 £ par an. Vous pouvez en savoir plus sur ce type de visa de travail au Royaume-Uni ici.

Marché de l’emploi
Les perspectives d’emploi pour les étudiants diplômés ont commencé à s’améliorer récemment au Royaume-Uni et le taux d’emploi global des étudiants pendant les six premiers mois après l’université a maintenant atteint environ 70%. Cependant, le marché du travail reste très compétitif en Angleterre, en partie à cause du nombre de diplômés qui postulent à un nombre limité d’emplois qualifiés.

Étudier aux Etats-Unis, puis y travailler
Coût de la vie
Le coût de la vie aux États-Unis, en particulier pour l’hébergement, varient énormément selon l’endroit où vous vous rendez. Il faut facilement compter plus de $3,000 par mois pour un petit studio à New York, alors qu’un appartement similaire à Houston peut coûter un tiers de cela, par exemple.

La vue de l’étudiant
Fiona Pasha, étudiante ayant obtenu sa licence de droit au Texas, dit avoir trouvé un emploi assez facilement et qu’elle est maintenant capable de travailler à distance pendant ses voyages aux États-Unis. «J’ai trouvé un bon travail après mon passage à l’université, mais j’ai eu la chance d’avoir une compétence spécialisée», dit-elle. « Pour les diplômés de matières plus générales, je pense qu’il plus difficile d’obtenir un travail bien rémunéré. »

Les visas
Il peut être difficile de rester et de travailler aux États-Unis après avoir étudié là-bas. Il n’existe pas de programme de permis vacances travail (PVT) comme ceux que les étudiants européens peuvent obtenir en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Vous devez surtout disposer d’une offre d’emploi avant même de demander un visa.

Marché de l’emploi
Le taux de chômage aux États-Unis est actuellement faible et le taux d’emploi des diplômés est le meilleur qu’il ait connu depuis des années. Les salaires moyens sont également en hausse. Mais cela ne veut pas dire que le travail idéal est toujours facile à trouver, de nombreux jeunes diplômés déclarent encore passer des mois à chercher leur premier poste.

Étudier en Allemagne, puis y travailler
Coût de la vie
L’Allemagne peut être étonnamment peu chère. Le coût du logement est assez raisonnable. Cependant, dans le quartier branché de Berlin, les loyers augmentent rapidement.
Dans les plus petites villes Allemandes, les coûts sont assez bas. Par exemple, un repas au restaurant est en moyenne 24% moins cher comparé à la France.

La vue de l’étudiant
Helen Jones, 22 ans, est une récente diplômée de la Freie Universität de Berlin. Elle a déclaré: «Berlin était un endroit idéal pour étudier et j’adore cette ville. C’est tellement moins cher que Londres (d’où je viens) et la vie nocturne est incroyable. Mon allemand est assez bon mais je ne parle pas encore assez couramment, beaucoup de gens ici me parlent en anglais. Je cherche principalement des postes en anglais dans le marketing. Je n’ai pas encore trouvé de travail, mais cela ne fait que quelques mois que je recherche et j’ai déjà eu quelques entretiens. »

Les visas
Pour les ressortissants de l’UE, l’Allemagne est un excellent choix car il n’y a pas de restrictions. Ils ont donc le droit de travailler librement là-bas. Pour les personnes hors de l’Europe, cela peut être beaucoup plus difficile. Généralement, pour trouver un emploi en Allemagne, il faudra que vous soyez hautement qualifié ou que vous ayez une spécialité dans un domaine particulier.

Marché de l’emploi
L’Allemagne dispose d’un marché du travail sain pour les jeunes avec des compétences, même si vos perspectives augmentent considérablement si vous parlez couramment l’allemand. Les diplômés qui recherchent un emploi anglophone peuvent trouver que les postes sont très demandés. Le taux de chômage est généralement faible en Allemagne, mais pour les jeunes diplômés, il sera plus facile de trouver un emploi en Allemagne occidentale, le taux de chômage étant plus élevé à l’est.

Étudier au Canada, puis y travailler
Coût de la vie
Dans les villes canadiennes, le coût de la vie est assez raisonnable par rapport à d’autres pays occidentaux comme le Royaume-Uni où le coût de la vie est environ 25% plus cher, par exemple. La monnaie n’est plus aussi forte qu’auparavant, alors certaines villes, comme Vancouver, peuvent sembler chères par rapport à une grande partie de l’Amérique du Nord. Les salaires moyens sont relativement élevés, ce qui permet d’atteindre une bonne qualité de vie.

La vue de l’étudiant
Scott Gough, de Manchester, au Royaume-Uni, a étudié au Canada et travaille maintenant chez Ubisoft à Toronto. Il a déclaré: «Je n’aurais pas pu être plus heureux de ma décision d’étudier au Canada. Je ne pensais pas avoir un emploi quand je me suis inscrit ici, mais en fait, j’ai trouvé du travail assez facilement quand j’ai quitté l’université et je suis heureux d’avoir un emploi dans un domaine qui me plaît.  »

Les visas
Les visas de travail sont disponibles pour les adultes de moins de 35 ans dans le cadre du programme Expérience Internationale Canada (EIC). Faites votre demande en ligne sur cic.gc.ca (des frais sont généralement exigés). Vous devrez également montrer que votre compte bancaire contient plus de 2 500 $ CAN. Il semblerait que le Canada devienne de plus en plus flexibles sur les visas, suivant le pays dont vous venez.

Marché de l’emploi
Le taux de chômage au Canada était de moins de 6% en 2018 (5,6%). Les personnes bilingues en anglais et français sont très demandées. Les perspectives économiques du Canada sont bonnes. Notre conseil : Foncez !

Étudier en Australie, puis y travailler
Coût de la vie
Pour la plupart des produits de consommation, il faudra s’attendre à payer plus comparé au Royaume-Uni ou aux États-Unis, par exemple. Un appartement d’une chambre (T2), dans une grande ville peut vous coûter plus de 1500 USD par mois. Les salaires sont normalement bons, surtout pour les diplômés ou ceux avec de l’expérience.

La vue de l’étudiant
Andrew Jackson, diplômé en journalisme de l’Université de Sydney et originaire des États-Unis, a déclaré: «Depuis que j’ai eu mon diplôme, je voyage en Australie et je travaille dans des bars, ce qui rapporte étonnamment bien. Bientôt, j’espère pouvoir faire ce qui m’intéresse vraiment, faire des voyages et écrire à propos de mes aventures. Je ne sais pas encore si je continuerai à vivre ici, retourner aux États-Unis ou peut-être déménager dans un autre pays, comme la Birmanie ou la Thaïlande.  »

Les visas
Les diplômés internationaux peuvent travailler en Australie pendant un an avec les PVT notamment, permis vacances travail (postulez en ligne à homeaffairs.gov.au). Le visa est généralement payant et vous devrez prouver que votre compte bancaire dispose de fonds suffisants. Le parrainage à long terme est possible là par une entreprise pour obtenir un visa, à condition que le poste ne peut pas être fait par un Australien.

Marché de l’emploi
Le taux de chômage des jeunes est le double de la moyenne nationale et la concurrence pour les bons jobs est intense. Des chiffres récents ont montré que seulement 68% des diplômés de la promotion de 2014 avaient un emploi à temps plein dans les quatre mois suivant l’obtention de leur diplôme, soit le niveau le plus bas enregistré depuis 1982. Cependant, certaines compétences sont recherchées, de même que les étudiants en médecine, en sciences infirmières et en sciences vétérinaires.

Étudier en Chine, puis y travailler
Coût de la vie
Vivre en Chine est généralement beaucoup moins cher que l’Occident, bien que les loyers puissent être chers dans les grandes villes comme Shanghai ou Hong Kong.

La vue de l’étudiant
Daniel Cheung, étudiant en dernière année à la Baptist University de Hong Kong, a déclaré: «Hong Kong est comme une passerelle vers de nombreuses régions du monde. C’est un endroit fascinant pour étudier et j’espère rester ici et travailler dans la finance après avoir obtenu mon diplôme. »

Les visas
Les diplômés auront besoin d’un « permis de travail pour étrangers » pour travailler en Chine, ainsi que d’un parrainage officiel d’un employeur habilité à employer des étrangers. Vous devrez également payer des frais d’inscription pouvant atteindre plus de 150 US dollars.

Marché de l’emploi
Pour les anglophones, les opportunités d’emploi se trouveront principalement dans des villes telles que Beijing et Shanghai – les centres d’affaires et industriels du pays. De nombreuses sociétés multinationales y ont leur siège pour l’Asie. Certaines villes deviennent de plus en plus intéressantes pour les jeunes diplômés étrangers, tels que Guangzhou, Shenzhen et Tianjin.
À Hong Kong, les emplois sont largement accessibles aux anglophones. Le marché du travail est concurrentiel avec beaucoup de diplômés internationaux qui postulent aux mêmes postes. Les anglophones ayant une certaine expérience professionnelle ont de bonnes chances d’obtenir un emploi dans les médias, la comptabilité ou la banque et la finance.

Étudier en France, puis y travailler
Coût de la vie
Les prix en France sont à peu près équivalents à ceux d’autres pays d’Europe occidentale, tels que l’Allemagne, la Belgique ou le Royaume-Uni. Les coûts sont plus élevés dans les grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille.

La vue de l’étudiant
Harry Cole, d’Exeter, au Royaume-Uni, a étudié le français à Paris. Il dit: «Paris est l’endroit le plus étonnant pour être étudiant. Les prix sont bas qu’à Londres, les unis sont excellentes et la culture et la nourriture sont extraordinaires. Malheureusement, j’ai dû rentrer au Royaume-Uni car les perspectives d’emploi dans le secteur des médias, ce que j’avais choisi, n’étaient pas aussi fantastiques, même à Paris.

Les visas
Comme en Allemagne, les ressortissants de l’UE sont en mesure de travailler en France sans visa. Ceux de l’extérieur de l’UE pourront avoir besoin d’une entreprise pour parrainer leur demande de visa. Les candidats doivent généralement démontrer qu’ils peuvent apporter une «contribution significative» à l’économie française, en fonction de leurs compétences ou de leur formation.

Marché de l’emploi
Le marché de l’emploi des diplômés est saturé et peut être très difficile à percer sans parler couramment le français. Cependant, Paris est en train de devenir un paradis pour les startups du monde entier, ce qui pourrait être une opportunité pour commencer un travail en bas de l’échelle et voir votre carrière s’épanouir au fur et à mesure que l’entreprise grandit.

Si cet article vous a donné quelques idées ou si vous avez déjà fait votre choix sur le pays qui vous intéresse, vous pouvez jetez un oeil à nos résidences étudiantes ici. Nous avons un grand choix de logements étudiants dans plus de 25 pays. Vous pourrez y trouver votre bonheur.

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